Prizon Melrose: Enn Prizonie Dir “Banla Pe Anpes Nou Fer Lapriyer Pou Ramadan”

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« Bannla pe anpes nou fer lapriyer », affirme un prisonnier, qui est intervenu en direct de la prison de Melrose lors de l’émission Xplik ou K, ce mercredi matin 31 mai.

Souhaitant garder l’anonymat par peur de représailles, il avance que les prisonniers incarcérés à la prison de haute sécurité de Melrose sont, en ce moment, privés de temps de prière. « Le Ramadan est un moment très important pour nous et malheureusement, on ne peut pas observer le jeûne dans de telles conditions », déplore-t-il.

Nashela Bibi Vavra, épouse du détenu Siddick Islam, s’insurge également contre les conditions d’incarcération à la prison de Melrose : « Il est vrai que mon mari a commis un délit car un téléphone portable a été retrouvé en sa possession. Cependant, j’estime que ce n’est pas une raison pour l’empêcher d’observer le jeûne. »

Me Hervé Lassemillante, de la National Preventive Mechanism Division de la Commission des droits de l’Homme, estime qu’il est « primordial de respecter la religion et la culture de tous les prisonniers ». Il confirme qu’il est en présence de quelques plaintes à ce sujet et promet de se rendre à la prison de Melrose dans les plus brefs délais.

Avekanand Heeramun, Senior Prisons Welfare Officer, réplique que des dispositions ont été prises pour que tous les prisonniers aient droit à un temps de prière. Il précise toutefois que ce n’est pas le cas pour les détenus qui sont en salle d’isolement.

Le commissaire des prisons Vinod Appadoo, quant à lui, indique qu’il n’y a eu aucun changement par rapport aux années précédentes : « Un calendrier a été établi pour nous assurer que tous les prisonniers puissent observer le jeûne et une circulaire a été envoyée à tous les responsables de prison et aux officiers, ainsi qu’à la Commission des droits de l’Homme. Des heures spécifiques ont été établies pour le lever et pour la prière, entre autres. Des repas spéciaux ont également étaient prévus. »

Il ajoute que pour des raisons de sécurité, « une fois les cellules fermées, aucun prisonnier ne peut quitter ce lieu, peu importe sa religion ».

En ce qui concerne les prisonniers qui se trouvent en salle d’isolement, Vinod Appadoo explique qu’ils n’ont pas le droit de se rendre aux lieux de culte. Il promet cependant de reconsidérer cette pratique.

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