[Update] Mahebourg: Gavi ekrir 8 lettre a 8 differen dimoune

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Jayvin (17 ans), ene abitan de Plaine-Magnien et sa cousine Vanisha (14 ans), ene abitan de Ville-Noire, Mahébourg, pa pe donne oken sign de vie depi lindi apre midi.

Avan zot kit zot lakaz, jayvin ine ekrir huit let pou huit diferren dimoune. Dan lett la in ekrir bye ek lin explik kifer lin fer sa. Li dir ki so cousine oci in decid pou fini so la vie akoz li ti pe gagn problem avek so ban fami.

Où sont passés Jayvin et sa cousine Vanisha ? Ont-ils réellement mis fin à leurs jours ? La brigade criminelle de Mahébourg intensifie ses recherches pour retrouver ces deux adolescents. Leurs parents sont angoissés.

Mega*, la mère de Jayvin, est très affectée, depuis que son fils a disparu. Dans sa déclaration à la police, cette habitante de Plaine-Magnien explique qu’elle a découvert huit lettres dans la chambre de son fils, adressées à différentes personnes. Elles ont été remises au graphologue de la police pour savoir si elles ont été rédigées par Jayvin.

« Mon fils est en Form V dans un collège d’Etat du Sud. Depuis deux mois, son comportement a changé et il ne se rendait plus au temple. Peu après, les gens de la localité m’ont dit qu’il a adhéré à une secte. Pour avoir le cœur net, je l’ai surveillé. J’ai été choqué, quand je l’ai aperçu dans un autre lieu de prière. On lui a demandé d’arrêter. Mais il m’a dit qu’il ne changera pas d’avis. Li finn dir pas bizwin rod li, li ek so kouzinn pe al swiside », a-t-elle déclaré aux enquêteurs.

Lundi, Mega confie avoir appelé son fils sur son téléphone portable, mais il était injoignable. Elle s’est alors rendue dans la chambre de son fils où elle a trouvé les huit lettres. « Dans une de ces lettres, Jayvin nous a présenté ses excuses et a précisé qu’il nous aime tous.

Il a expliqué qu’il ne pouvait pas faire face à la vie », dit la mère. Voici un extrait d’une des lettres de Jayvin : « Sori, mo pe bizin kit zot boner, mo pe al servi Dieu». Il a également expliqué qu’il a confié à sa cousine Vanisha qu’il allait se suicider. « Kan monn dir sa Vanisha, li finn dir mwa li osi li finn plin avek so lavi akoz ban problem familial e linn dir mwa li osi li pu swisid li ensam ek mwa », poursuit Jayvin.

Taxi

Le père de Vanisha s’est confié au Défi Quotidien. « Lundi, vers midi, j’ai déposé ma fille chez son enseignant. Après deux heures, je suis allé la récupérer, mais sur place, l’enseignant m’a dit que trente minutes plus tôt, son cousin Jayvin était venu la prendre en taxi. Mo pa kone kot mo tifi e mo neve ete. Dimanche, nous avons assisté à un mariage ensemble et lundi nous sommes allés au magasin. Elle ne montrait aucun signe de détresse et paraissait joyeuse. Zame li pan gayn oken problem familial e mo pa kone kifer Jayvin finn met sa dan so lett », explique le père.

Quant à la mère de Jayvin, elle arrive difficilement à gérer son stress. « Mo latet pe fatigue e mo pa kone kifer mo garson finn fer sa », dit-elle.

Les enquêteurs ont interrogé l’enseignant sur le taxi, mais il a expliqué qu’il n’a pas remarqué sa couleur et plaque d’immatriculation. «Mo zis kone ti enn taxi kouler fonse », dit-il.

Parmi les huit lettres retrouvées dans la chambre de Jayvin, une est adressée à une bibliothécaire de son établissement scolaire. « Malgre tou ban konsey oun donn mwa, mo pena kuraz pou fer fass lavi kouma ou », écrit-il. Les officiers de la Criminal Investigation Division de Mahébourg ont interrogé la bibliothécaire pour savoir si elle aurait aidé le jeune homme à changer de confession,  mais elle nie en bloc les allégations.

Les recherches se poursuivent pour retrouver Jayvin et Vanisha.

(*Jayvin, Vanisha et Mega sont des prénoms modifiés)

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