Rivière-des-Anguilles: Tina, 22 An “Monn Al Kasiet Kot Li Akoz Mo Mari Zour Mwa Ek Bat Mwa”

“Vini to pou kone avek mwa”. Se sa fraz lamem ki finn pouss li al kot so kamarad. Zedi le 10 Aout, kan Ajay*, enn abitan Rivière-des-Anguilles, inn menas so fam Tina* pou bat li kan li retourner. Li ti sorti ek inn desid pou pa retourn lakaz.

Li pann trouv li retourne, ni li ni so tifi trwa zan, mari la inn signal zot disparisyon stasyon lapolis so aswar. Zot inn retrouve so landimin gramatin, ek zen fam 22 an rakont l’express kalver ki li finn andure akote so mari pandan trwa dernie lane.

Affichant un air apeuré, Tina explique qu’Ajay l’avait épousée tout en sachant qu’elle aimait boire un verre et fumer des cigarettes. «Mais depuis que je me suis mariée avec lui, il m’a toujours frappée en prétextant qu’il n’aimait pas que je fume. Parfois, je dois me cacher derrière ma belle-mère pour l’empêcher de lever la main sur moi.»

Elle indique que son bourreau «ne se gêne pas» pour commettre ses méfaits devant leur fille de trois ans. «Ziska mo tifi inn aprann zouré telman li zour mwa. Il frappe même notre petite fille. J’essaie de comprendre d’où vient le problème dans notre couple et pourquoi il manifeste une telle violence.»

En janvier de cette année, elle dit avoir été excédée d’être toujours victime de violences conjugales. «J’ai décidé de le quitter pour aller vivre chez mes parents. Mon papa est venu me chercher. Même devant lui, il ne m’a pas respectée : il m’a battue et séquestrée. Il a fallu que mon père fasse une déclaration à la police pour que je sois libérée de sesgriffes.»

La jeune mère est donc partie vivre sous le toit parental en compagnie de sa fille. En juin, Ajay est venu lui présenter ses excuses. Attendrie, elle est retournée dans leur maison. «Mais cela ne l’a pas empêché. Il s’est mis à me battre de plus belle.»

Jeudi, l’habitante de Rivière-des-Anguilles est allée récupérer sa carte d’identité. «J’ai dû attendre longtemps et il a commencé à se faire tard. Mon mari m’a appelée pour me demander pourquoi je me suis attardée et il m’a menacée. J’ai été prise de panique et j’ai décidé de ne pas rentrer à la maison. J’ai demandé à une amie de récupérer ma fille chezsa nounou et je suis allée me réfugier chez elle.»

La Central Investigation Division de Rivière-des- Anguilles l’a retrouvée chez son amie hier matin. Tina et sa fille étaient saines et sauves. «Tout est rentré dans l’ordre. La police nous a parlé, à mon mari et à moi, afin qu’il n’y ait plus de violence domestique ou de disputes dans la maison pour le bien-être de notre enfant

Prénoms modifiés

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