Aret li Avek Rs 444, 800: Julio Valérie Arouff “Pran Rs 50 000 Pou Ou Ek Fini Sa Lamem”

« Misier ena Rs 400 000 la dan, pran Rs 50 000 pou ou, fini sa par la mem.»

Julio Valérie Arouff un habitant de la rue Isidore, Sainte-Croix, âgé de 37 ans, a voulu ainsi soudoyer les policiers qui l’avaient arrêté, alors qu’il se déplaçait à moto dans les rues de Port-Louis. Après une fouille corporelle qui n’a rien donné, les policiers se sont intéressés à un sac qu’il transportait. Ils sont tombés sur des liasses de billets soigneusement placés à l’intérieur. Un total de plus de Rs 400 000.

C’est sur la base de certains renseignements que les policiers ont mené leur opération. Au moment de l’interpellation de l’homme, les policiers iront de surprise en surprise. Le motocycliste n’était pas en mesure de présenter son permis de conduire.

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La moto ne portait pas de plaque d’immatriculation ni à l’avant ni à l’arrière. L’engin n’avait pas non plus de rétroviseur, ni de vignette d’assurance, ni de déclaration. Le motocycliste avait toutefois un sac en sa possession.

Les policiers ont voulu d’abord le soumettre à une fouille corporelle, mais avant qu’ils n’aient pu mettre leur projet à exécution, l’homme leur a glissé entre les doigts. Laissant sa moto sur place, il a filé en direction de la rue Edith Cavell.

Les policiers ont pu l’arrêter après une course-poursuite de 200 mètres. La fouille corporelle a alors pu avoir lieu, mais sans rien donner.

C’est en explorant le sac noir qu’ils sauront à qui ils avaient affaire. Des coupures de Rs 25 Rs 50, Rs 100 et Rs 200 ont été trouvées au fond dans deux sacs en plastique. Les billets de banque étaient soigneusement attachés avec des élastiques.

Interrogé sur la provenance de cet argent, l’individu n’a pas pu fournir d’explication. Mais il a pensé pouvoir se sortir de ce mauvais pas en proposant de l’argent aux policiers.

Soumis à un interrogatoire serré aux Casernes centrales, le trentenaire a déclaré qu’il devait utiliser cet argent pour acheter du gandia par livre avec un dénommé Rodney, présumé trafiquant de drogue dans la région de Chamarel.

Mais quelques minutes plus tard, Julio Valérie Arouff s’est ravisé et a avancé que c’est une femme résidant dans un faubourg de la capitale qui lui avait remis cet argent. Il avait pour mission de l’utiliser pour acheter des devises étrangères. Les enquêteurs soupçonnent que cet argent provient d’un trafic de drogue.

Après la séance d’interrogatoire, l’Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) et la CID de Port-Louis Sud ont effectué une perquisition à son domicile en début de soirée. Rien de compromettant n’a été découvert.

Après avoir été traduit devant le tribunal de Port-Louis, le jeudi 24 août, l’homme a été placé en détention. Une charge provisoire de blanchiment d’argent pèse sur lui.

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