[Video] Vwasi Nirmala Maruthamuthu Ki Finn Oze Defie Soodhun…

Li ti pran enn zour konze. Pou al enn atelie travay, organize par National Housing Development Corporation (NHDC), an kolaborasyon avek minister lozman ek later, dan Palm Hotel, Quatre-Bornes, yer, Merkredi le 13 Septam.

Me, bann evenman inn pran enn tournur inatandu. Nirmala Maruthamuthu inn expulse depi lasal, apre ki linn provok Showkutally Soodhun. Li finn met li dan so plas, apre ki linn fer enn remark andeor size ki minist-la ti pe kritik ansyin premie minist, Navin Ramgoolam.

“Ferm ou labous do Madam (…) Si ou enn partizan Navin Ramgoolam ou rann mwa enn servis ou al déor (…),” Showkutally Soodhun dir li.

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Mais l’ancien Premier ministre, Nirmala, 55 ans, ne le connaît ni d’Adam, ni d’Eve, assure-t-elle. Celle qui habite un appartement de la NHDC, à St.Pierre – d’où son intérêt initial pour la causerie –, est responsable de la médiathèque à l’Alliance française, à Bell-Village.

La passion de cette femme posée, réfléchie, c’est la lecture. Chez elle, dans son salon, les livres ont pris leurs aises. Ils tiennent compagnie chaque jour à cette dame qui vit seule…

Première à applaudir

Mais revenons au scénario d’hier, qui n’était écrit nulle part. Apres avoir parlé de son pèlerinage à La Mecque, Showkutally Soodhun a commencé à parler des projets du gouvernement et de cité Longères, etc. «J’ai été la première personne à applaudir lorsque le ministre Soodhun a mentionné le fait que le Premier ministre, Pravind Kumar Jugnauth, allait injecter Rs 220 millions dans le projet de cité Longères», souligne Nirmala. Comme toutes les personnes présentes dans la salle, d’ailleurs.

Mais ensuite, son discours a pris une autre direction, fait valoir Nirmala. «Soodhun inn dir ki Ramgoolam pa gagn létan ed dimounn, li tro deryer bann fam. Ek li’nn kontinié lor Ramgoolam, li’nn dir li enn vagabon…» C’est là que Nirmala a perdu patience. «Excusez-moi, mais vous êtes hors sujet. Vous faites du character assassination au lieu de rester sur le thème de l’atelier de travail», lui a-t-elle balancé.

La responsable de la médiathèque de l’Alliance française réfute les allégations selon lesquelles elle serait un agent de l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, comme a laissé entendre le ministre du Logement et des terres. «Je n’ai pas défendu l’ancien Premier ministre. Je ne connais même pas Navin Ramgoolam !» répète-t-elle à plusieurs reprises. Nirmala affirme par ailleurs qu’elle a rencontré qu’une seule personnalité politique dans sa vie : Gaëtan Duval. Et de préciser qu’elle est politiquement neutre.

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«Monsieur le ministre, peu importe si c’est vrai, ce n’était pas le moment. Al fer sa dans enn meeting. Sé enn séminer (…)»

Raison pour laquelle elle n’a pas hésité à interrompre Showkutally Soodhun hier. «Je lui ai également dit : Monsieur le ministre, ou program zordi dir bizin montré kouma nou bizin koekzisté, kouma nou bizin viv avek nou vwasinaz… ek get ou langaz ki ou pé servi, li odieux séki ou pé dir (…) Monsieur le ministre, peu import li vré ou pa, ce n’était pas le moment. Al fer sa dans enn meeting. Sé enn séminer (…)»

À ce moment précis, Nirmala ne sait pas «d’où lui est sorti ce courage, mais [je] n’aime pas l’injustice. Cependant je ne défends pas Navin Ramgoolam», précise encore une fois la quinquagénaire. Si le ministre Soodhun avait attaqué n’importe quel ministre ou personne, Nirmala aurait agi de la même façon, martèle cette dernière.

Qu’a-t-elle ressenti face aux invectives du nº 4 du gouvernement ? À son expulsion de la salle ? «Que peut-on attendre d’autre de Soodhun ? C’est un personnage grossier !»Révélation de taille : la quinquagénaire explique qu’après l’incident, la secrétaire de Showkutally Soodhun l’a contactée, lui demandant de venir la rencontrer à son bureau, à Ébène.

Mais Nirmala, qui confie qu’elle a des ennuis de santé, affirme qu’elle ne va pas s’y rendre. «Je ne suis pas fautive. Je maintiens ce que j’ai dit. Je n’ai rien fait de mal, il m’a malmenée verbalement et m’a expulsée.»

Nirmala ajoute, sur le ton de la plaisanterie : «Des gros mots, j’en connais aussi. Mais on m’a appris à ne pas les utiliser…»

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