Vol avec violence – Bhai Sadeck, boutiquier: “Ils ont tenté de m’égorger”

Bhai Sadeck Oozeer a été à deux doigts de se faire égorger dimanche soir alors qu’il quittait son commerce. Les malfrats ont fait basse sur les Rs 54 000 représentant la recette du jour du boutiquier de 64 ans.

«Koup so likou. » Ce sont les paroles lancées par l’un des deux individus qui ont attaqué Bhai Sadeck Oozeer dimanche soir. Les malfrats, qui avaient le visage masqué avec des mouchoirs, ont fait chuter le boutiquier de sa motocyclette avant de l’agresser. L’habitant de Rose-Hill est parvenu à se protéger. Ses assaillants ont pris la fuite après avoir fait main basse sur les Rs 54 000 représentant sa recette du jour.

Cela fait de nombreuses années que Bhai Sadeck gère une boutique à  l’angle des rues Queen et Labourdonnais à Rose-Hill. C’est la seconde fois qu’il est confronté à des voyous. Il était environ 23 h 45 dimanche quand le commerçant a cessé de travailler. Il a pris sa sacoche pour y ranger la recette de la journée. « D’ordinaire je prends mon van, mais ce jour-là, le véhicule était en panne. J’ai dû prendre la motocyclette », explique le père de famille.

Il a enfourché son engin pour rentrer chez lui à Corps de Garde. Mais en route, il a aperçu deux jeunes à l’allure étrange. « Ils se tenaient à une croisée. Monn remarke zot figir maske. Monn fini konne. Monn pran lekar », raconte la victime. Mais les deux voyous lui ont foncé dessus. « Ils m’ont donné un coup de pied et je suis tombé », ajoute Bhai Sadeck.

Une fois au sol, il était à leur merci. « Enn ladan inn pran so lipie inn met lor mo figir. Zot inn rod ras mo sakos ki ti kasiet dan mo triko. Monn krye voler, voler ! » Mais à cette heure, il n’y avait pas âme qui vive. S’en est suivie une lutte entre le sexagénaire et  les voleurs. Il a reçu une premier coup à la poitrine. Durant la bagarre, l’un des agresseurs a lancé : « Koup so likou. » Bhai Sadeck a continué à lutter de toutes ses forces. « Kouma monn tann sa, monn pran mo lame monn met devan. » D’où l’entaille qu’il a au bras droit. Il a également été blessé au pied alors qu’il se débattait.

Seconde agression

Ils ont réussi à lui arracher la sacoche et se sont enfuis. « Monn abazourdi. Kouma zot inn ale monn leve. Kouma dir monn perdi direksyon. Pa pe kone kot mo ete », lâche-t-il. Il lui a fallu quelques minutes pour reprendre ses esprits.

«  J’ai pu les reconnaître », dit-il. Selon Bhai Sadeck, il s’agirait de jeunes du quartier. « Monn trouv zot grandi sa bann-la », précise-t-il. Il a informé la police de Rose-Hill et a dû être conduit à l’hôpital, où il a reçu les premiers soins. Bhai Sadeck se remet lentement de ses émotions. « Douler partou ar mwa », confie-t-il.

Mais le sexagénaire en aura vu d’autres. « C’est la seconde fois que je me fais attaquer. La première fois remonte à quelques années. J’étais dans la boutique lorsque des malfrats s’y étaient introduits et avaient fermé les volets. Ils étaient munis de barres de fer et de morceaux de bois. J’étais en compagnie d’un employé. À deux nous avions pu nous défendre et les faire battre en retraite », explique-t-il. Cet incident est loin de le décourager. Il  compte reprendre le travail une fois qu’il sera remis. Toutefois, il lance un appel à la police : « Il y a un manque de sécurité dans cette partie de la localité. Je demande à la police d’y faire des patrouilles régulières à des heures tardives. »

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